18 septembre 2013

PÈRE-SOT

Bout de terre
d'histoire
sans propriétaire
pour admirer et voir

De petit territoire
belvédère
ou parterre
un coin pour s'assoir









16 septembre 2013

MOTS À MAUX



Voici mes mots de la semaine:

Assis sur la grève, au bord du fleuve, un vent Nord-Est comme compagnon, le temps qu’un navire apparaisse comme vaisseau fantôme dans le brouillard à l’Est, puis disparaisse au bout de l’Ile d’Orléans à l’Ouest, j’avais écrit ces quelques mots. L’inspiration qui dura le temps d’un passage, de l’Est à l’Ouest. Ma blonde rousse et un fort café noir m’attendait au retour

AIME OU CRÈVE

Il n’y a pas plus beau moment
Pour ce dire des mots d’amour
Alors qu’il nous faut se les crier
À cause du vent du fleuve
À cause des vagues qui font tout un fracas
En frappant de plein fouet la rive
Alors que le cœur nous chavire
Les pieds plantés dans la grève
Et les yeux remplis
De bonheur et de paysage

C’est lorsque le regard de l’un
Est embrouillé par la rafale
Qu’il peut le mieux, voir l’autre
Par cet effort et ce désir
De la regarder malgré les éléments
Qui se déchaînent
Et ce font mille misères

Et c’est lorsque l’autre
À tous compris
Que le bonheur de l’un
Est ressentie

C’est lorsqu’on ne peut entendre
Que l’on ne peut voir
Que l’on peut mieux
Sentir les choses
Le désir des gens
Et l’amour dans le cœur

Dans ces moments-là
On peut même entendre le silence
Dans le bruit et la bruine
On peut avoir les idées claires
Malgré le fracas et la houle
On peut aussi voir l’autre
Sous son meilleur jour
Un instant que nous n’aurons
Qu’à nous rappeler
Lorsqu’on aura le vague à l’âme
Lorsque c’est notre tête
Qui vivra des jours nuageux
Malgré un temps doux
Et le ciel bleu

Et pourquoi donc je vous parle
Du beau temps sous un soleil chaud
Ou de la tempête dans un vent à frigorifier
Alors que certains vous diront
Qu’après la tempête il y a le beau temps
Mais l’amour en pleine tempête
C’est le coup de foudre
La tête en perd ses moyens
Et le cœur prend place sur le trône

C’est qu’il ne faut pas
Laisser le jour et ces malheurs
Contrôler chacun de nos pas
Et assombrir notre cœur

Il nous faut vivre chaque jour
Comme une nouvelle aventure
Sinon
Tu seras mort avant de mourir