08 novembre 2013

05 novembre 2013

Ô PIGNON









Hier matin, je me suis reposé. Sylvie avait compris ce besoin d’un moment de détente (elle est donc choux ma blonde rousse). Puis, je n’avais vraiment pas le goût de me retrouver devant toutes ses affiches de candidats comme si halloween n’était pas encore passé. D’ailleurs, je me demande bien pourquoi on s’obstine à faire des élections municipales en cette période. Surtout qu’une bonne majorité des candidats semblent se cacher derrière un masque et certaines équipes profiter de la mascarade.

Lorsqu’un candidat a une bonne idée, soit le concurrent l’ajoute à son programme et en fait siens sans en connaître les tenants et aboutissants, soit il trouve une façon de le contourner en faisant peur au citoyen mal informé. Comment je sais tout ça ? Facile ! Quelques jours à faire du porte à porte m’ont convaincu que les gens sont apolitiques et que leur milieu leur est bien inconnu. Ils ne connaissent que les ragots, et l’élu en place n’est pas vraiment intéressé à permettre à l’électorat de bien connaître l’enjeu … au risque de le contester alors que l’on n’a pas de véritables solutions.

Ce qui me dérange dans tout ça, c’est que l’électeur semble se préoccuper bien plus de savoir qu’un individu a le potentiel d’être élu, et non le potentiel d’être un politicien aguerri qui saura développer un projet durable qui rejoint le citoyen, et le rendre possible. Trop de gens vont voter pour le candidat d’allégeance libérale ou péquiste en oubliant que c’est loin d’être la priorité pour ta ville, ton quartier. Tout ce que tu risques d’apporter de cette façon, est la division des forces en place en plus de museler ton accès au support que tu obtiendras du provincial ou du fédéral, selon l’élu en place.

Puis, tu seras élu, mais c’est pas parce que tu es le meilleur candidat, c’est parce qu’il y avait toute une machine derrière toi, et cette machine a faim, un très grosse faim. Dans la vraie vie, ça veut dire que si ton maire se fait élire avec l’argent d’un parti politique de palier supérieur … il demeurera qu’un valet au service de ce parti politique.

Amen !

04 novembre 2013

MOTS À MAUX

Voici mes mots de la semaine (puissé du recueil "L'Art presque perdu de ne rien faire" de Dany Laferrière):

1. Si lire c'est faire la connaissance de quelqu'un, relire c'est revoir un ami

2.  Quelqu'un qui a pu planter un arbre dans son enfance et qui l'a regardé pousser au cours de sa vie n'a pas la même notion du temps et de l'espace qu'un autre né au cœur d'une ville pleine d'urgences et de bruits et pour qui les vaches sont des voitures (Drôle la vie. Je suis tombé sur ce type de lecture alors que j'avais ralenti le rythme de ma vie pour quelques jours sur le bord du fleuve ...)

3. À l'intérieur d'un même art, on trouve de notables subdivisions. Comme pour la musique. Pourtant il s'agit de la même tentative pour harmoniser les sons en vue de produire une émotion

Par une nuit claire d'automne, le Lac Boivin et ses couleurs (Granby):