16 septembre 2017

ANNIE MOTS



En spectacle
D’un vertigineux balai
Pour mes yeux en porte de grange
Et mon cœur tambourin

À l’affiche
Quoiqu’elle n’en sait rien
Bien que moi
J’admire sa danse folle
- Denis Roy





15 septembre 2017

13 septembre 2017

BEAU-THÉ



Avec les yeux bleus de ma Sylvie
Le temps d’une traverser
De Québec à Lévy
Le voyage au bout du pied












11 septembre 2017

MOTS À MAUX



Voici mes mots de la semaine :

Lors de ma participation à l’exposition Dialogue à la galerie Dosha (Beloeil) à l’automne 2016, on m’a demandé d’expliquer ma démarche artistique. Ouf! Quelle question! Puis, un soir plus inspirant, j’ai pondu avec ce petit texte qui explique pas mal de chose dans ma tête de poète :

Lorsqu’on me questionne sur ma démarche artistique, je suis très hésitant à répondre. C’est comme tirer la rondelle au but sans regarder et marquer le point. Je n’ai pas trouvé la poésie, c’est elle qui m’a trouvé.

Peut-être parce que dès que j’ai appris à écrire, l’écriture n’apparaissait déjà plus, pour moi, comme un geste banal. J’avais ce besoin d’écrire pour que ce soit joli. Et plus tard, jamais je n’aurais osé écrire une lettre sans saveur à ma blonde, parce qu’elle ne m’est pas acquise, mais à conquérir chaque jour.

Peut-être aussi que si j’avais été poète à 20 ans, dès l’âge de 30 ans, je n’aurais plus rien eu à dire, pas assez de vécu. C’est près de la cinquantaine que je me suis mis à écrire quelques proses et poèmes, alors que je devenais grand-père. Un rôle si enivrant, que je n’avais peut-être pas bien saisi lorsque j’ai eu mes enfants. Puis, l’Alzheimer de mon père, cette détresse humaine qui m’a fendu le cœur et que j’ai voulu exorciser dans mes mots.

Et plus j’écrivais, plus j’avais besoin de dire. De ruisseau, mes écrits sont devenu rivière, et aujourd’hui, ma poésie ce fait fleuve, fluide, prêt à prendre le large, traverser des frontières pour rencontrer et raconter les vents légers, les marées fulgurantes, la violence des vagues et celles qui nous transportent, en passant de l’amour à la mort, aux humains, à la femme et à l’enfant.

Je suis capitaine d’un voilier et j’ai le vent dans les voiles. Et si un texte se dessine dans ma tête la nuit, faudra le coucher sur papier avant d’espérer m’endormir.

En image … quelques petites bêtes :








Pour celles et ceux qui suivent mes activités littéraires, voici quelques information :

Mercredi 13 septembre de 19h30 à 21h30 : le retour du Micro-Libre Saint-Jean à la Galerie Aux 4 Vents, 27 rue St-Charles à Saint-Jean-sur-Richelieu. Pour info : microlibresaintjean@yahoo.com


Samedi 16 septembre dès 19h30 : Mots et Tango à l’Espace Rive-Sud, 500 avenue du Golf à La Prairie (J5R 0A5)


Dimanche 17 septembre dès 16h20 (si je suis encore sur mes deux jambes après le match des Alouettes) je serai à la Cour des poètes au Cabaret Mado, 1115 Ste-Catherine Est à Montréal (H2L 2G6)